Vous avez un projet créatif en tête mais malheureusement pas accès au financement nécessaire à sa réalisation? Il existe peut-être une solution…
La production communautaire, la production participative ou le financement participatif sont autant de façons de nommer cette nouvelle possibilité de subvention qui consiste à «faire appel aux internautes pour trouver les fonds nécessaires à l’aboutissement d’un projet de création» (et je cite Wikipédia, qui est également basé sur ce principe). Rendue possible grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, la production communautaire existe sous deux formes : soit par le soutient de l’artiste, soit par un investissement dans son projet. Dans le premier cas, l’internaute s’engage à remettre une somme au concepteur en échange d’un bien proportionnel au montant versé (un souvenir, un vidéo exclusif, une parcelle de l’œuvre) ou d’une entente préétablie (comme un crédit au générique). Dans l’autre mode, l’internaute investit dans la réalisation du projet et acquiert ainsi une partie des droits. Il se verra donc remettre, plus tard, des dividendes sur les bénéfices générés.
Des créations de toutes sortes ont vu le jour grâce à ce nouveau mode de financement collectif : GoPano (une caméra 360° pour iPhone 4), Urbio (un magnifique jardin mural) plusieurs albums musicaux, des documentaires, etc. Kickstarter est un de ces sites permettant aux innovateurs de ce monde d’afficher leurs idées afin d’amasser la somme requise à l’accomplissement de leur projet. Il a pour particularité de ne réclamer qu’une petite part de l’argent amassé (5%) et de ne pas intervenir dans les droits d’auteur. Fondé aux États-Unis en 2009, il est depuis peu accessible aux canadiens. Son mode de fonctionnement est relativement simple. La première étape consiste à la présentation du projet (une courte vidéo reste la meilleure façon d’attirer l’attention du public). Ensuite, il faut fixer le montant à atteindre ainsi que la date d’échéance à la levée de fonds, celle-ci étant d’un maximum de 90 jours. Il ne reste plus qu’à établir les «tranches de dons» (ex. : 5$, 15$, etc.) ainsi que ce qu’on offre en échange. Par exemple, un illustrateur ayant comme objectif de réaliser et de publier une BD pourrait offrir, en échange de 5$, une carte postale d’une de ses illustrations ; en échange de 15$, une carte postale plus la BD en pdf, et ainsi de suite. Une fois l’inscription complétée, il ne reste plus qu’à se croiser les doigts en attendant le jour J. Si tous les objectifs sont atteints, l’argent est remis à l’heureux concepteur et le projet peut enfin peut démarrer! Dans le cas échéant, aucune âme généreuse n’est facturée et l’artiste reste fauché. Ultimement, rien ne l’empêche de réitérer sa demande de financement autant de fois qu’il le désire…
Bonnes créations!