Si le CODE QR (Quick Response) inventé pour Toyota en 94 fait partie de nos vies, plusieurs se demandent encore si c’est vraiment plus qu’un gadget pour avoir l’air cool, si c’est vraiment facile à utiliser et s’ils vont passer l’épreuve de la mode? Réponses: oui, oui et oui! Tout dépend si vous avez un téléphone intelligent ou non… Les derniers appareils les décodent avec une facilité déconcertante! Le QR Code est un peu le grand frère du code-barres. Sa différence principale réside dans son encodage 2D au lieu du simple codage horizontal des codes-barres pour les scanneurs, comme à l’épicerie. Sa popularité et son utilité tiennent donc beaucoup dans sa capacité à retenir bien plus d’information que le code-barres traditionnel. On peut y stocker une adresse web, un numéro de téléphone, une adresse sur une carte mais aussi carrément du texte ou une carte de visite en entier qui crée automatiquement une fiche dans le carnet d’adresse. L’explosion des téléphones intelligents ces dernières années a justement propulsé leur notoriété. Mais on sent surtout que c’est le monde publicitaire qui a flairé la bonne affaire en constatant un taux de conversion en achat bien plus haut avec cet outil instantané. On vise et une page web promotionnelle apparait toute seule! Mais en plus, ils donnent lieu à une foule d’innovations. Ces dernières années, une application ingénieuse consiste à des QR-Codes qui réfèrent à une position ou une entreprise sur Google Maps. Plus récemment, la Nintendo 3DS propose en standard la lecture des codes QR pour une réalité améliorée sur certains jeux. Et ce n’est pas tout: cartes virtuelles, liens vers des stationnements, stations d’audioguides, T-Shirts, macarons de congressistes, titres de transport électroniques, … Les codes QR sont disponibles en divers formats, selon la capacité et le facteur d’erreur, les plus grands ressemblant davantage à une mosaïque «mezzoteinte» qu’à un code-barres! Ils sont aussi très faciles à générer. Une simple recherche en ligne fournit une multitude de générateurs de codes. Mais ce n’est pas une formule magique et il ne faut pas faire n’importe quoi. Derrière un véhicule en mouvement, aurez-vous vraiment un taux de succès attrayant? Et n’oubliez jamais que comme n’importe quelle technologie, il y a toujours une partie de votre clientèle visée qui ne sait pas encore ce que c’est!
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Pantone à toutes les sauces

Un beau jour de magasinage et me voilà stupéfait de trouver des brosses à dents aux couleurs Pantone dans une petite boutique d’un centre commercial! Pantone? C’est le fameux système standardisé en numéros et recettes, si familier aux graphistes et imprimeurs, qui fut développé au milieu du siècle dernier afin d’uniformiser la reproduction des couleurs. Par exemple, votre vieux petit bulletin trimestriel d’entreprise était reproduit en 2 couleurs, soit Noir et Pantone 300 (un ton vif de bleu). Toujours un standard très suivi et reconnu, même si les beaux jours de l’imprimerie traditionnelle sont derrière nous, on lui découvre depuis quelques années une vocation toute autre qui amuse par son aspect rétro. Ce fut un phénomène très à la mode et on trouve aujourd’hui toutes sortes d’articles arborant encore les nuances PMS (Pantone Matching System): tasse, poivrière, étui à verres de contact, chaises pliantes, cahiers de notes, vêtements divers, clefs USB, sacs, bouteilles de sport et bien plus! Original, étonnant parfois et toujours amusant…
Le site de Pantone ›
Adieu M. Jobs…
Je suis triste. Mon idole est partie. À jamais. Que dire. Je fais partie des millions de fans qui ont, ce matin, un gros chagrin. Mais que dire. Avec lui, mon métier a été chamboulé plusieurs fois, pour le mieux. Que dire d’autre? Rien sinon merci. Mais il y a ce fameux texte de la campagne Think Different de Apple qui aujourd’hui, prend une toute autre signification. Car ce texte, c’est Steve Jobs dans tout son génie:
«Here’s to the crazy ones. The misfits. The rebels. The troublemakers. The round pegs in the square holes. The ones who see things differently. They’re not fond of rules. And they have no respect for the status quo. You can quote them, disagree with them, glorify or vilify them. About the only thing you can’t do is ignore them. Because they change things. They push the human race forward. And while some may see them as the crazy ones, we see genius. Because the people who are crazy enough to think they can change the world, are the ones who do.»
Adieu.
(Photo: © news.com.au)
Thanks Steve! Jobs well done…
Cher Steve. On ne se connait pas. Mais je t’ai vu lancer OSX Public Beta et des nouveaux iBooks au Apple Expo Paris le 13 septembre 2000. En personne! Tout excité, j’y étais aux petites heures du matin pour chauffer une des premières places. Dans la salle, fébrile comme pas un, je ne pouvais croire que j’assistais à une de tes désormais célèbres «Keynote». En fait, mon enthousiasme remonte à 1988 avec un Macintosh II et un écran SuperMac couleur. Une bombe pour l’époque. Se sont suivis divers modèles dont mon préféré, un rutilant iMac Tangerine 1999 qui a fait le trajet Québec-Paris-Montréal sain et sauf. Futée et infaillible, cette petite machine a fait les beaux jours de mon séjour en terre française, même au bureau qui n’avait pas encore de mac! D’autant plus génial que la source électrique pouvait se changer de 110 à 220. Le bonheur est dans les détails. C’est cela Apple. Et c’est grâce à toi. Aujourd’hui, je partage ces souvenirs sur un bon vieux MacBook Pro 17″ qui tirera sa révérence bientôt après 5 ans de loyaux services, des centaines de transport entre le bureau et la maison mais aussi de Tokyo à Bali en passant par Casablanca, Milan, Londres, Paris, New York… et quelques mises à niveaux matérielles! Fiabilité irréprochable n’importe où, n’importe quand. Et c’est juste parce que l’écran commence à montrer de l’âge et que l’envie incontrôlable d’un MacBook Air sonne à ma porte! Plus qu’un produit, tu as pavé la route d’une philosophie unique que j’applique au studio à ma façon. Cette vision et ce souci de la perfection a créé des hordes de fans, dont moi. Fidèle à tous les lancements, en congé pour tous les événements jadis en direct sur le net, en file des heures aux magasins pour les nouveaux produits avec T-Shirts à l’appui, photographié devant tous les Apple Store que mes voyages permettent. Une vraie passion. Une grande leçon du travail bien fait. Une belle époque qui s’achève. Un sincère merci à toi. On ne se reverra peut-être pas…
Mise à jour (5 octobre): même si je m’en doutais un peu, je ne croyais pas si bien écrire… moins de 2 mois après cet article-hommage, Steve nous quittait à jamais!
Un composant ou une composante?
Les deux! En travaillant sur un rapport annuel, lors de la vérification finale, on s’est arrêté sur ce mot qui peut être très embêtant: composant(e). Il peut être adjectif, nom masculin et nom féminin. Pour l’adjectif, ça va de soi. Mais pour le nom commun, c’est le domaine dont on parle qui fera la différence. Tout en restant un «élément constitutif» dans les deux cas, ce mot sera du genre masculin en chimie (composant d’un corps chimique) et en technique (composant d’une machine) mais du genre féminin en astronomie (une étoile composante d’un système), en mécanique (force composante) ou en géométrie (composante d’un vecteur).
Un logo, pourquoi c’est cher?
Mandat: logo. Soumission: XXXX$. Temps réel: 21 h. Client: c’est cher! Ce qu’il faut savoir avec les logos c’est qu’on ne peut pas comparer le ratio temps/prix avec autre chose. Un logo est unique comme mandat et n’a rien à voir avec une brochure, un emballage, une affiche, … Le principe veut que si un client commande 1000 brochures, il reçoit tout simplement 1000 brochures et le prix correspond généralement à l’addition de 2 choses: le temps en conception et en infographie pour réaliser l’item + les droits d’utilisation de cette création en tenant compte de la nature de l’item. Une brochure, c’est facile à comprendre. La valeur du travail est concrète et les brochures physiques sont dans des boîtes chez le client. Les droits dont minimes car l’utilisation est spécifique et restreinte. Mais dans le cas d’un logo, c’est plus embêtant. Le graphiste doit céder tous les droits d’utilisation et de reproduction car c’est la nature même d’un logo d’être diffusé de mille et une manière. C’est pourquoi le prix ne reflète pas la durée du travail mais plutôt de l’acquisition de la propriété intellectuelle d’autrui. Si on ne tenait compte que du temps de création, ce serait un peu fou car on ne sait jamais d’avance combien de temps ça va prendre. Certains logos s’avèrent difficiles à cerner et d’autres accouchent rapidement par un éclair de génie. C’est la création, l’«œuvre» graphique, que le client achète. C’est comme si je fais l’acquisition d’une toile. Tout le monde comprend qu’on ne paie pas pour la quantité de peinture qu’il y a sur le canevas et qu’on ne peut pas en faire un emballage de boîtes de céréales sans avoir la permission de l’artiste et en lui versant une compensation. Si je veux m’approprier les droits entiers de la création originale pour pouvoir faire ce que je veux, il y a un supplément substantiel à payer. C’est pour cela qu’un logo, c’est cher!
Une soirée d’élections 2.0
Tranche de vie: ce lundi 2 mai 2011 fut mon baptême d’élections pleinement «web 2.0». Facebook, Twitter, Internet… cette fois-ci je m’étais promis de tenter le grand jeu. Verdict: wow! Passons la question politique mais de toute évidence, avec un tel tsunami orange du Nouveau Parti Démocratique (NPD), les médias sociaux ont joué un rôle déterminant. D’autant plus que personne ne s’explique encore très bien le phénomène. Pour l’anecdote, les photos de profil changées pour du orange (couleur du NPD) se sont multipliées à une vitesse folle dans la dernière semaine, que ce soit pour une orange, un carré de couleur avec ou sans la moustache de M. Layton, un «six-pack» de boisson à l’orange «Crush» avec la mention «Jack» à la place et même la fameuse boîte de maïs soufflé «Cracker Jack» dont seul le mot Jack restait (Jack étant le chef du parti). De mon côté, l’expérience fut extrêmement enrichissante, ne serait-ce que d’un point de vue technologique. Échanges à chaud sur Facebook avec des liens, de l’info venant de partout, des discussions enflammées et cela, avec des amis mais aussi des connaissances lointaines et même des personnes externes à mon groupe d’amis. Aussi, des réactions instantanées et fascinantes sur Twitter avec une multitude de points de vue (plus ou moins pertinents parfois) par des politiciens, journalistes, animateurs radio et télé, et vedettes de tout acabit dont les propos vont dans tous les sens, passant des simples résultats jusqu’au possible état d’ivresse d’un candidat! Un mini «TweetFight» s’en est d’ailleurs suivi. Enfin, comparaison de résultats sur le net avec Radio-Canada, Cyberpresse (page de résultats souvent en panne), CBC, CTV, … Bref, une soirée passionnante avec un ordinateur sur les genoux, un iPhone dans les mains, une télé avec image-sur-image dans le coin de l’œil (Radio-Canada décevant) et un sofa heureusement confortable!
Internet a-t-il changé nos vies?
Une petite histoire toute simple mais si éloquente! Je cherche un billet de spectacle. Un ami a une connaissance Facebook qui vend à moitié prix! Le vendeur m’écrit. C’est un billet électronique. Il propose l’envoi du billet par courriel en échange de son numéro de compte bancaire pour le dépôt du montant. Je suis inquiet. Arnaque? Ce serait si facile de le vendre 25 fois sous un faux nom… Une mini enquête s’impose. En quelques minutes, je trouve son compte Twitter avec une évidence sur ses goûts musicaux et ses contacts, puis des photos de lui et le nom de son employeur sur Google, ce qui me permet de trouver sa photo dans un PDF en ligne de son employeur qui confirme que c’est son vrai nom et sa page Facebook n’est pas entièrement bloquée aux étrangers, je vois donc bien de qui il s’agit. Je vois même son message qui dit qu’il ne peut assister au show pour problème de santé. Je suis rassuré. Je réponds que c’est OK. Je reçois le billet, je l’imprime. Le lendemain matin, arrêt à la banque. Le tour est joué! Morale de cette histoire: c’est fou qu’une transaction puisse se faire sans jamais connaître la personne et en plus, de façon entièrement électronique. Mais surtout, et c’est ce qu’il faut retenir, c’est incroyable qu’en quelques clics, on puisse en apprendre autant sur quelqu’un!
Espace hermaphrodite
Saviez-vous que le mot «espace» peut être masculin ou féminin? Oui, oui, féminin! Tout le monde sait que espace est normalement masculin. Un bel espace, de grands espaces, espace restreint… Cependant, en typographie, vous aurez la surprise de découvrir que c’est un mot féminin. Quand on parle du caractère, bien sûr. Une espace fine, espace moyenne, espace forte… Ça peut paraître bizarre pour la moyenne des gens mais dans le monde de l’édition, ce n’est pas si rare encore aujourd’hui d’entendre quelqu’un parler d’espace au féminin. Mais oui, cela se perd un peu malheureusement car ça vient du temps des poinçons en métal. Ainsi, quand un graphiste vous dira dorénavant qu’il devrait y avoir «une espace avant les deux-points», vous ne pourrez plus le reprendre!
Ah que le graphisme a changé…
À une autre époque…
Un crest, un pamphlet, un poster et un billboard
Au siècle dernier…
Un logotype, une papeterie, une brochure gloss, un dépliant accordéon
Au tournant du siècle…
Une signature corporative, un rapport annuel et un site web en flash
Ces dernières années…
Une identité, un site avec gestionnaire de contenu, une page Facebook, un compte Twitter
Et demain…
Un site Facebook???
C’est ce que me disait un collègue ce midi!
