Krafix au SIDIM 2011

La 23e édition du SIDIM (le Salon International du Design d’Intérieur de Montréal), avec plus 300 kiosques, avait lieu récemment. Plus de 20,000 architectes, designers d’intérieur, graphistes et quiconque ayant un intérêt pour le design avait rendez-vous avec les nouvelles tendances Place Bonaventure à Montréal. Et bien sûr, Krafix était du nombre!

Des produits de toutes sortes y étaient présentés: des meubles d’extérieur lumineux (par Qui est Paul?), des baignoires de toutes les formes, les mignonnes lampes Lotus (par APL), des meubles antiques rénovés avec de nouveaux matériaux (par Côté France), des toiles d’artistes, etc. Parmi tout cet amalgame d’exposants, certains ont retenu notre attention plus que d’autres. On pense entre autres à Monde Ruelle qui a démontré, par le travail de ses créateurs, que le design écoresponsable n’est pas seulement pour les hippies! Par exemple, on y trouvait des lampes composées de boîtiers de disques compacts (par Véronique Lamarre), une chaise en «tripes» de pneu de bicyclette (par Lambert Ouellet), et même un banc fait d’une marche provenant d’un escalier roulant (par Lady Marianne)! Il y avait aussi les fameuses lampes Del (par Barrisol, dont on peut admirer le spectaculaire travail d’éclairage au Wunderbar de l’Hôtel W à Montréal), dont la couleur de l’éclairage est réglable par télécommande!

Bref, que le but de la visite du SIDIM ait été de réseauter, de s’inspirer ou seulement de venir admirer toute cette panoplie articles stylisés réunis sous un même toit, tout le monde y a trouvé son compte!

Financement artistique nouveau genre

Vous avez un projet créatif en tête mais malheureusement pas accès au financement nécessaire à sa réalisation? Il existe peut-être une solution…

La production communautaire, la production participative ou le financement participatif sont autant de façons de nommer cette nouvelle possibilité de subvention qui consiste à «faire appel aux internautes pour trouver les fonds nécessaires à l’aboutissement d’un projet de création» (et je cite Wikipédia, qui est également basé sur ce principe). Rendue possible grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, la production communautaire existe sous deux formes : soit par le soutient de l’artiste, soit par un investissement dans son projet. Dans le premier cas, l’internaute s’engage à remettre une somme au concepteur en échange d’un bien proportionnel au montant versé (un souvenir, un vidéo exclusif, une parcelle de l’œuvre) ou d’une entente préétablie (comme un crédit au générique). Dans l’autre mode, l’internaute investit dans la réalisation du projet et acquiert ainsi une partie des droits. Il se verra donc remettre, plus tard, des dividendes sur les bénéfices générés.

Des créations de toutes sortes ont vu le jour grâce à ce nouveau mode de financement collectif : GoPano (une caméra 360° pour iPhone 4), Urbio (un magnifique jardin mural) plusieurs albums musicaux, des documentaires, etc. Kickstarter est un de ces sites permettant aux innovateurs de ce monde d’afficher leurs idées afin d’amasser la somme requise à l’accomplissement de leur projet. Il a pour particularité de ne réclamer qu’une petite part de l’argent amassé (5%) et de ne pas intervenir dans les droits d’auteur. Fondé aux États-Unis en 2009, il est depuis peu accessible aux canadiens. Son mode de fonctionnement est relativement simple. La première étape consiste à la présentation du projet (une courte vidéo reste la meilleure façon d’attirer l’attention du public). Ensuite, il faut fixer le montant à atteindre ainsi que la date d’échéance à la levée de fonds, celle-ci étant d’un maximum de 90 jours. Il ne reste plus qu’à établir les «tranches de dons» (ex. : 5$, 15$, etc.) ainsi que ce qu’on offre en échange. Par exemple, un illustrateur ayant comme objectif de réaliser et de publier une BD pourrait offrir, en échange de 5$, une carte postale d’une de ses illustrations ; en échange de 15$, une carte postale plus la BD en pdf, et ainsi de suite. Une fois l’inscription complétée, il ne reste plus qu’à se croiser les doigts en attendant le jour J. Si tous les objectifs sont atteints, l’argent est remis à l’heureux concepteur et le projet peut enfin peut démarrer! Dans le cas échéant, aucune âme généreuse n’est facturée et l’artiste reste fauché. Ultimement, rien ne l’empêche de réitérer sa demande de financement autant de fois qu’il le désire…

Bonnes créations!