Nous montons une carte touristique. Un travail de 75 heures à 2 graphistes en 2 semaines. On est brûlé, on ne voit plus clair. C’est vendredi, ça part enfin chez l’imprimeur à 16h30! Bravo tout le monde. On est confiants car 5 personnes passent dessus en correction: 2 chez Krafix, 3 chez le client. Tout a été vu et revu de haut en bas, de long en large. Superbe travail d’ailleurs. Puis arrive lundi. Les épreuves finales de presse sont livrées par le représentant. Ca se passe bien et tout-à-coup… OOPS!!!!!! Dans la version anglaise, on trouve une légende de pictogrammes entièrement en français!!! (#@‡!&!*). Vraiment??? Le fait est que pour faciliter le montage, on repart chaque année de la version française pour faire l’anglais sauf que tout le monde a pris pour acquis que ça ne changeait pas d’une année à l’autre. Eh bien voilà… Morale de cette anecdote? Quand tout le monde a lu, scruté, vérifié et est sûr de soi: prenez une pause, revenez demain et re-re-re jetez un oeil dessus! Tout peut arriver…
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Je m’arrête ou je continue
En informatique, surtout les applications de graphisme, à la question «Il y doit bien y avoir un moyen plus facile et rapide de faire ceci», la réponse est probablement «Oui». La plupart du temps, il y a bel et bien une commande ou une fonction pour le faire. Suffit de la trouver. Les logiciels sont aujourd’hui bien trop sophistiqués pour penser que ça ne puisse exister. Mais les plus jeunes dans le métier sont souvent peu enclins à tout arrêter pour bien réfléchir à un problème et prennent souvent, sans trop y penser, un grand détour inutile. Chez Krafix, nous avons développé une politique toute simple et qui fait son effet à tout coup! Devant le questionnement, on arrête tout (même les feuilles de temps), on trouve LA bonne solution, et on repart seulement ensuite. Évidemment, on perd du temps sur le coup. Mais à la longue, le gain de productivité est bien réel. C’est d’ailleurs un des meilleurs moyens pour acquérir de la rapidité d’exécution, ce qui permet de laisser la place à la création. Et surtout, on avance au fil des années avec l’assurance qu’on aura plus jamais à se soucier de ce problème particulier. Un exemple: au lieu de remplacer dans un document un mot précis 75 fois à la mitaine par une image, on a découvert qu’on pouvait faire un «recherche-remplace» par le contenu du presse-papier. Ca semble anodin mais il aura fallu tout arrêter 20 minutes pour trouver cette solution pourtant si simple. L’avantage, c’est que dorénavant, plus jamais nous n’aurons à perdre de temps à le faire à la main! Et ce, pour les 5-10-20 prochaines années…